L’influence du cadrage

Quelle influence le cadrage peut-il avoir sur le sens d’une image ? Voici un article pour vous faire partager mes réflexions et mes choix lors de l’édition et du post traitement d’une nouvelle photo de rue.

Je me suis rendu samedi matin sur le parvis de La Défense, pour une nouvelle sortie photo. Il était encore tôt, le temps était humide et froid, les gratte-ciels étaient plongés dans le brouillard. Les premières minutes passées autour du parvis ne furent pas très agréables, autant dire que la vie d’un photographe de rue n’est pas toujours de tout repos ! Lorsque la ville est encore à moitié endormie, et que je suis dehors dans le froid à prendre mon mal en patience et à tenter quelques clichés plus ou moins hasardeux, la situation me fait parfois sourire… Il faut probablement être un peu dingue (et passionné !) pour faire ça 🙂

Finalement, j’ai pu terminer la matinée sous le soleil, ce qui fut d’un grand réconfort, tant j’étais frigorifié !

J’ai pas mal marché, je voulais retourner voir certains endroits que m’avait fait découvrir mon ami Cédric Emeran, un photographe urbain qui vit à Courbevoie et qui est notamment connu pour ses photos d’architecture de La Défense. Vous pouvez découvrir son travail sur son site internet : Comme un Reflex

J’ai pris quelques clichés, que vous aurez l’occasion de découvrir sur mon site ou mes galeries FlickR et Instagram, mais ce n’est pas l’objet de mon article.

En rentrant chez moi, lors de la phase d’éditing (tri et sélection des images), je me suis aperçu qu’une de mes photos pouvait proposer différents niveaux de lecture, selon son cadrage. J’aurais pu vous présenter la version que j’ai choisie pour publication, sans plus d’explications, mais je trouvais plus intéressant de partager ma réflexion avec vous, d’autant plus que mon site s’appelle « Photo de rue ET EXPÉRIENCES », ce n’est pas pour rien, hein 😉

Je vous présente donc ici les différentes versions que j’ai essayées, les différents cadrages, et vous explique pourquoi. Je vous donne aussi ma version préférée.

Version 1 – Version noir et blanc sous Silver Efex Pro – Sans recadrage

J’ai choisi cette photo parmi une série de plusieurs clichés, comportant différents sujets humains,et j’ai entrepris de la convertir en noir et blanc, car c’était déjà comme cela que je l’avais visualisée (mon style d’image était en noir et blanc à la prise de vue). Le format RAW repasse systématiquement en couleur lors de son import dans Lightroom (ou un autre logiciel). Je préfère travailler en RAW, car il permet une plus grande marge de manœuvre lors de la phase du traitement. Bref, j’ai effectué cette conversion (sous Silver Efex Pro, un excellent logiciel de la suite Nik Software, désormais gratuit), et j’ai pris le temps d’observer cette première mouture.

Version 1
Version 1

Version 2 – Sans recadrage, mais inversion verticale 

En observant la première version, je me suis dit que cela pourrait être amusant de jouer avec ces jolis reflets, en essayant une « inversion verticale » dans Lightroom. Cela consiste tout simplement à inverser l’image dans sa verticalité, comme si on la retournait et on la regardait de dos. J’ai bien aimé cette version, qui donne un côté « surréaliste » à l’image. J’aime beaucoup le côté trompe l’œil de la photo de rue, vous le savez sans doute, et j’était tenté de conserver cette version en l’état. ça déstabilise un peu la lecture de l’image dans un premier temps, je trouve ça amusant. Mais je ne suis pas resté sur cette version, car quelque chose me dérange : Elle ne met pas en valeur le sujet principal de cette image, celui qui lui donne tout son sens. Je suis donc passé à une version différente…

Version 2
Version 2

Version 3 – Recadrage en format vertical

Vous vous souvenez de ma photo de rue qui s’appelait « La pièce manquante » ? Hé bien j’ai retrouvé mon copain qui avait une tête en forme de cube, mais il avait la tête ronde cette fois-ci 🙂 ! Plus sérieusement, il y a beaucoup de travaux en ce moment sur le parvis de La Défense, et des ouvriers effectuaient des aller-retours entre le chantier et leur camion, en portant de grosses bobines rondes sur leurs épaules. Du pain béni, un sujet tout trouvé qui complète parfaitement le Bassin, une œuvre du sculpteur d’origine grecque Takis. Vous aurez en effet remarqué que cette tête ronde, avec le petit trou au milieu, rappelle parfaitement les sculptures tout autour. Pour cette version, j’ai donc choisi une composition verticale, quitte à recadrer sévèrement (la résolution reste de 2900 x 1900px, c’est suffisant), cela donne une image qui laisse parfaitement la place au sujet, plus facile à lire selon moi. On pourrait se dire : « L’homme est-il une oeuvre d’art » ? En plus, on a une meilleure vue sur l’Arc de Triomphe :

Version 3 - Ma préférée
Version 3 – Ma préférée

J’avais aussi tenté un format carré, pour essayer de rassembler « le meilleur des deux mondes », mais cela coupait la grue et me dérangeait un peu. L’image perdait la dynamique du format horizontal, et était moins simple à lire qu’en format vertical. Je vais donc garder cette 3ème version pour publication, mais il est probable que je garde les deux premières pour moi car je les aime bien également.

Je serai vraiment intéressé d’avoir votre avis en commentaire : Vous est-il déjà arrivé d’avoir une image qui peut avoir deux lectures différentes ? Ou plutôt : Le choix du cadrage en post-traitement a t-il déjà eu une influence déterminante sur le sens donné à une de vos images ? Et aussi, quelle version préférez vous et pourquoi ?

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16 commentaires sur “L’influence du cadrage

  • 13 décembre 2016 at 12 h 19 min
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    Salut Alexandre,
    Ton cliché m’a vraiment interpellé hier soir quand je l’ai vu son ton compte Flickr, c’est une vraie réussite avec cet ouvrier providentiel qui vient compléter graphiquement la compo avec les sculpture.
    Ce qui est marrant, c’est que je me suis amusé avec mon téléphone à la resserrer encore (sans avoir lu ton article ;-)) pour ne garder que : la sculpture en premier plan, celle à sa droite, le personnage (évidemment) et l’arc de Triomphe. Je trouvais que ça marchait bien aussi.
    L’avantage avec les compos « magiques », c’est qu’on peut les voir de différentes manières mais avec toujours autant d’impact. Et ici c’est le cas (sauf peut être la version 2, que je trouve trop artificielle).
    Dans tous les cas bravo pour cette superbe prise

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    • 13 décembre 2016 at 13 h 39 min
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      Salut Thomas,
      Merci d’avoir pris le temps de temps de lire mon article et de laisser un commentaire 🙂
      Finalement, tu as bien résumé l’idée principale : Plus le cadre est resserré sur le sujet, plus il le fait ressortir et le met en valeur.
      Ce qui est amusant, c’est que j’ai rapidement pensé à la 2ème version, et avec du recul je trouve aussi que c’est celle qui fonctionne moins bien, d’autant que j’ai vu que l’idée avait déjà été exploitée par un autre photographe.
      Merci encore pour ton avis, et félicitations pour ton boulot, je suis vraiment fan de tes photos 😉

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  • 13 décembre 2016 at 17 h 15 min
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    Pour ma part, comme je shoote uniquement avec des optiques fixes, le cadrage obtenu n’est pas toujours « pile poil » celui que je voudrais alors souvent je recadre en post-prod.
    Parfois j’ai en tête exactement le cadrage que je veux mais un petit quelque chose me dérange que je n’avais pas vu à la prise de vue (comme ici la grue) et je cherche une solution en post prod donc une « v2 » avec un autre cadrage.

    Bref on va dire 80% du temps cadrage unique, et 20% du temps je vais chercher une autre version pour éliminer un élément génant ou pour rendre la photo + efficace que ce que j’avais en tête à la prise de vue.

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    • 14 décembre 2016 at 14 h 23 min
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      Bienvenue David, je crois que c’est ton premier post ici, et merci d’avoir laissé un commentaire.
      Je suis aussi adepte des focales fixes et je comprends ce que tu veux dire.
      Je me suis d’ailleurs surpris avec mon zoom, à prendre beaucoup plus de temps à rechercher le bon cadrage, et je suis sûr que ce sont les focales fixes qui m’ont donné ces bonnes habitudes.
      Le recadrage est une des nombreuses possibilités que nous avons en post-traitement, mais il ne faut bien sûr pas en abuser. Comme le dit Michel, il est beaucoup plus plaisant de réussir sa photo au moment de la prise de vue, que d’essayer de rattraper une photo ratée.
      Les nombreuses possibilités offertes par le post-traitement ne doivent pas nous affranchir de prendre le temps de réussir nos photos 🙂 !

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  • 13 décembre 2016 at 21 h 58 min
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    Bonjour,
    Recadrer ? oui, bien sûr cela est parfois indispensable, mais il faut tendre vers l’idéal en cadrant correctement à la PDV. Robert Capa aurait dit « si ta photo n’est pas assez bonne c’est que tu es trop loin ». Certes à son époque les zooms n’existaient pas encore et cela nécessitait de se déplacer afin d’obtenir le cadrage souhaité. Pour autant l’œil doit apprendre à « voir » la photo finale permettant d’approcher un cadrage presque parfait, comme cela était pratiqué par beaucoup d’adeptes de l’argentique, notamment en couleur/diapositives où peu de photographes développaient ce type de films et préféraient les confier à un labo qui renvoyait un tirage correspondant à l’image présente sur le film. Le numérique a supprimé toutes ces contraintes et permet de cadrer assez large afin de recadrer ses photos avec son logiciel de retouche.
    Pour ma part, comme David le disait dans un post précédent 80% de mes photos ont un cadrage correct à la prise de vue et il est très rare que je recherche une lecture différente d’une de mes photos en recadrant de manière sévère. Le plaisir de faire une photo intéressante doit commencer dès la prise de vue et la satisfaction de l’avoir réussie sera encore plus grande.
    Concernant la photo d’Alexandre, la V1 ne me plaît pas beaucoup car l’homme est perdu dans cette immensité et de plus, dans ce NB il y a beaucoup trop de gris uniforme (oui, je comprends qu’à Paris ce ciel doit être assez fréquent) et ce manque de contraste nuit à la qualité du rendu de l’image. La V2 me semble très difficile à lire, par contre la V3 devient beaucoup plus intéressante et me convient bien, mais pourquoi pas une V4 en supprimant une bande verticale soit à droite soit à gauche, ce qui donnerait encore plus d’importance au sujet principal (l’homme) ?
    Dans tous les cas, modifier le cadrage revient à modifier la perception première qui existait lors du déclenchement, ce n’est pas forcément un mal, c’est une vision différente.

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    • 14 décembre 2016 at 14 h 19 min
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      Bonjour Michel,
      Tout d’abord merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire sur mon site, et bienvenue.
      Pour te répondre, je recadre peu mes images, je le fais de temps à autre, mais je recherche toujours le bon cadrage lors de la prise de vue, cela permet de se concentrer sur la composition et d’éviter de laisser trop de place à l’improvisation. Dans ce cas précis, mon cadrage « assumé » était le premier. Mais il faut parfois faire preuve de bon sens, quand un recadrage, même assez conséquent, permet de changer le sens d’une image et de la « révéler ».
      C’était le sens de mon article.
      J’aime garder ces lignes qui donnent de la verticalité à l’image, mais pourquoi pas une version plus resserrée, d’ailleurs tu n’es pas le premier à me le dire 🙂
      A bientôt j’espère 😉

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  • 14 décembre 2016 at 22 h 22 min
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    Bonjour Alexandre,

    Certains te diront que le cadrage c’est à la prise de vue, d’autres ne s’interdisent rien, et l’histoire montre que les bons photographes et surtout les bonnes photographies existent dans les deux camps. 🙂
    Il est du travail du photographe non pas que de « prendre » la photo mais aussi de la « faire » et de tout temps cela peut aller jusqu’à des manipulations non avouées dans la chambre noire (même digitale).
    Pour ma part, je considère que la photographie c’est celle que je donne à voir, quelque soit les manipulations analogiques ou digitales effectuées, ou pas. Un peu comme en cuisine (sauf que j’y suis nul), si c’est bien présenté, bon au goût et non nocif, le cuisinier peut bien faire sa recette comme il l’entend.
    Pour revenir à ta photo, celle que je préfère des 3, c’est la version verticale, la 3e. Et c’est bien parce qu’elle est verticale, qu’elle donne plus de place à l’élément humain, qu’elle est dans le sens des sculptures et de l’homme qui marche debout et de l’Arc qu’il a dressé que je la trouve la plus forte des trois.
    La 2e utilise un effet parfois intéressant, mais qui passe à côté cette fois car le bout des sculptures et coupé ou trop près du bord. Pour cela il eu fallu peut-être plus envisager les éventuels recadrages et effets et se donner un peu plus de marge sur les bords cher Alexandre 😉 Je me permets car c’est aussi bien une piqure de rappel pour moi aussi. 🙂
    La 1ère est intéressante, d’allure classique et intemporelle et je l’aime bien avec le beau choix de centrage de l’horizon du plan d’eau qui rend très bien la dualité eau ridée-air plat. Mais 1) l’humain n’est presque pas identifiable dans cette taille sur mon écran et 2) il manque un je ne sais quoi à l’équilibre de la composition : laisser respirer les reflets, détruire la grue ?
    Cela me fait penser que l’été dernier j’ai fait des essais avec un monopode tenu à bout de bras comme une perche pour aller chercher des points de vue différents de ma vision à hauteur d’oeil et là par exemple j’aurai bien essayé de prendre les sculptures et leurs reflets un peu plus en plongée.
    Merci de nous avoir partagé ton expérience Alexandre ! A bientôt

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    • 15 décembre 2016 at 11 h 14 min
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      Bonjour Lionel, je suis sensible à la culture du résultat, c’est un argument qui me parle. D’une manière générale, même si j’essaye toujours de « penser » ma photo au moment de la prise de vue, je ne m’interdis jamais d’essayer d’autres cadrages lors de la post-production, l’essentiel étant d’arriver à une image qui me plaise, et si en plus sa lecture en est simplifiée, c’est la cerise sur le gâteau 🙂

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  • 14 décembre 2016 at 23 h 00 min
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    C’est intéressant, la seconde version est un peu convenue, on va dire que c’est ce qui se fait souvent quand on a un plan d’eau. La première effectivement est un peu plate de part le format paysage. La 3ème est ma préféré, le cadrage est plus dynamique, et l’ouvrier qui passe à ce moment est un gros plus.
    Le souci quand on fait plusieurs versions au post-traitement, c’est d’arriver à choisir, parfois on n’a plus le recul nécessaire pour voir la meilleure version, tout du moins celle qui fonctionne le mieux. Y es-tu revenu plusieurs jours après, histoire de laisser reposer le tout ? On a souvent la chance d’avoir plus de discernement en laissant reposer.

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    • 15 décembre 2016 at 11 h 19 min
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      Merci Anne, je vois que tout le monde préfère la 3ème et le format vertical. Tu fais une remarque très intéressante, il est profitable, après une sortie photo où l’on pense avoir fait quelques bons clichés, de laisser les idées se décanter (comme un bon vin) et de prendre du recul, pour mieux y revenir ensuite. Généralement on gagne en objectivité et en discernement, tu as tout à fait raison. J’ai parfois du mal à le faire, pressé de vouloir partager les clichés que j’ai fait, mais je me l’impose de plus en plus.

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  • 16 décembre 2016 at 16 h 42 min
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    Salut Alexandre.
    En matière de cadrage ou recadrage je n’ai pas de religion, on fait ce qui nous semble bien pour ce que l’on veut montrer. A la prise de vue on est pas toujours en mesure de voir tout ce qui est dans le cadre, on n’est pas en studio dans la rue ou devant un paysage où rien ne bouge.
    L’environnement urbain est très pollué (pas seulement par les particules fines!). Donc le cadrage initial est pour moi le point de départ pas forcément le point d’arrivée.
    Ici ton choix est pour le 3 et c’est ta décision, un autre aurait sans doute fait autrement. Montrer la démarche est intéressant pour tous. Le choix du 1 ou du 3 se défend les deux photos fonctionnent pour moi. La 2 est dans une autre démarche.
    J’avais vu une expo où un photographe livrait 4 versions du même sujet avec un cadrage différent à chaque fois laissant ainsi le spectateur faire fonctionner ses yeux…

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    • 21 décembre 2016 at 17 h 28 min
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      Bonjour Amor, et merci pour ton commentaire. Tu as bien saisi mon intention, qui est uniquement celle de partager ma démarche, étant donné que je me suis posé pas mal de questions au moment de l’édition de cette image, j’ai eu envie de vous mettre dans la confidence. Je trouve que c’est sain de remettre son image en question au moment de l’éditing et de ne pas rester forcément sur le cadrage initial. C’est une manière de se dire « que puis-je faire de plus, ou de mieux, avec celle-ci » ? Comme tu dis, notre environnement est également bien pollué sur le plan visuel, et il est bien souvent nécessaire d’y passer par là. Cela ne me pose aucun problème, seul compte l’image finale.

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  • 18 décembre 2016 at 11 h 05 min
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    Bonjour Alexandre
    Merci de nous faire partager tes réflexions sur le recadrage, c’est très intéressant et c’est une partie incontournable au post-traitement, quitte à ne pas recadrer du tout si la version du capteur nous plait. En ville ou en photo de rue, ce n’est pas toujours évident, quand il faut déclencher rapidement pour ne pas laisser passer le moment. L’œil se concentre sur la scène (ici, l’homme qui passe) et même si on a un regard un peu habitué pour s’assurer que l’environnement ajoute à la scène, on découvre souvent autre chose au post-traitement (ce qui fait partie du plaisir !) .
    Je trouve la première réussie mais classique, et l’homme passe un peu inaperçu, alors que c’était ce qui t’a fait déclencher.
    La seconde parle d’autre chose, un effet que j’aime parfois aussi exploiter, mais pour le coup ton sujet n’existe quasiment plus. Donc logique, la troisième te plait (et nous plait) plus car elle restitue ce que toi, tu voulais mettre en avant, cet « homme-bobine ». Enfin, c’est ce que je ressens.
    Du coup, je me suis permis d’imaginer un autre cadrage : format paysage en 3/2, en « croppant » à droite et en bas. Cela supprime une partie des reflets, mais ce n’est pas le sujet essentiel, et cela encadre l’homme entre les deux « vis sans fin ». On y voit encore la grue, ce qui évoque plus l’environnement urbain… comme quoi le spectateur continue de travailler !!

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    • 21 décembre 2016 at 17 h 34 min
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      Merci Esther, content que tu ais compris ma démarche et partagé mes impressions. J’aime aussi ne pas avoir à recadrer l’image, cela m’arrive de temps en temps. La plupart du temps, je recadre un peu, je redresse les lignes ou je peaufine la géométrie de l’image. Là, j’ai jugé qu’un recadrage plus drastique était nécessaire. C’est cela que j’ai eu envie de partager avec vous. Une manière de dire qu’on peut reconnaître qu’on a pas forcément fait le meilleur choix à la prise de vue, cela peut arriver. Dans ce cas précis, je trouve que la 3e version est bien meilleure au final. Et merci pour ta proposition 🙂 !

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  • 23 décembre 2016 at 14 h 49 min
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    Très intéressant cet article ! Autant te le dire tout de suite, ma version préférée est la dernière, comme toi 🙂 Explications: pour la première version, je trouve que l’on voit trop la grue en arrière plan, cela gâche un peu le paysage. Pour la seconde, je trouve personnellement que le retournement d’image ne fonctionne pas: pour cela, j’aime que l’on voit uniquement le reflet, tandis qu’ici on voit le personnage en double, ça ne me plait pas trop ^^ (côté positif, on fait moins attention à la grue). En revanche, la dernière version est vraiment top ! Le format vertical accentue la verticalité de l’image (oui, ça parait bête dis comme ça ^^) et fait beaucoup plus ressortir le sujet (ta focale était un peu courte, et je suppose que, vu le froid, tu n’avais pas trop envie d’avancer de quelques mètres dans l’eau glacée ^^). Bref, je préfère la dernière, et de loin: très belle prise de rue !

    Pour ce qui est du cadrage, enfin du re-cadrage, je suis évidement pour ! J’essaie aussi de soigner mon cadrage le plus possible dès la prise de vue, mais il est quasi impossible de toujours le réussir à 100% ! Bien souvent, j’ajuste les perspectives, le niveau, les diagonales qui viennent mourrir dans les coins…. il y a souvent quelque chose à peaufiner, c’est mon côté perfectionniste ;p Et parfois, comme toi pour cette photo, je peux passer d’une photo horizontale à une photo verticale, le changement de cadrage est alors drastique: ça a du m’arriver 2 ou 3 fois maxi, mais j’assume :-).

    Si quelqu’un te dis qu’il ne recadre jamais ses photos, soit il ment, soit il devrait 😉

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    • 3 janvier 2017 at 17 h 23 min
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      Merci Thomas 😉

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